La fierté de toute une équipe - Bruce Tadaka
Bruce Tadaka

Vétérinaire de formation, je n'ai que deux ennemis : la surconsommation et la bêtise humaine. Ami de la nature et adepte du grand air, je suis un communicateur naturel. Je suis dynamique et ouvert d'esprit, je laisse ici vagabonder mes pensées, mes opinions, mes expériences ou le résultat de mes réflexions au gré des jours.

La fierté de toute une équipe

La fierté de toute une équipe - Bruce Tadaka

Qu’est-ce que j’étais aux anges lorsque le Real Madrid a gagné, en 2014, sa dixième Champions League ! Je suis d’autant plus fier de mon club favori qu’il s’est imposé deux saisons plus tard. Mais le meilleur match de ma vie, c’est lui que j’ai joué. Depuis que j’ai commencé à travailler, j’étais devenu un peu moins assidu aux activités sportives. J’avais par exemple, laissé tomber un moment le judo. Le soccer, c’est une toute autre histoire.

Gardien de but, un poste à part

Depuis, ma tendre enfance, je n’ai jamais occupé un autre poste que celui de gardien de but. Comme dans n’importe quel autre domaine, on devient plus affûté avec l’expérience. Et je n’ai jamais raté une seule séance d’entraînement, sauf lorsqu’une grippe m’a foudroyé. Et au gré des déménagements de mes parents, je passais dans différents clubs. Si l’adaptation est plus évidente pour un gardien de but, un attaquant ou un milieu de terrain peine parfois, à passer d’une tactique de jeu à une autre. En tout cas, le poste de gardien est tellement particulier, que celui qui l’occupe a parfois, des aspirations individualistes. En ce qui me concerne, je suis plus fier de mes arrêts, que du pointage final, donc du résultat collectif.

L’attaque reste la meilleure défense

Mon meilleur match, je l’ai joué peu de temps avant de quitter l’université. Nous étions arrivés jusqu’en finale du tournoi provincial. Notre entraîneur voulait au départ placer cinq défenseurs. Même s’il avait presque l’esprit ailleurs, il venait de recevoir une mauvaise nouvelle de la part de son père qui travaillait dans le domaine de la restauration de joints de mur Montréal. Toutefois, j’ai réussi à capter son attention et le convaincre de n’en garder que trois. Nous avons adopté la tactique de José Mourinho, qui privilégie toujours un milieu de terrain hermétique. Cela permet de faire circuler plus vite le ballon et de compliquer la tâche aux attaques adverses. Au cours du match, les trois défenseurs étaient manifestement dépassés. À la mi-temps, le coach a changé de système de jeu : trois défenseurs, deux milieux récupérateurs, trois milieux relayeurs et deux attaquants. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce changement déstabilisait l’équipe adverse. J’étais de moins en moins sollicité parce que les deux milieux récupérateurs étaient d’excellents renforts pour la défense. La défense adverse était aussi hermétique. Nos milieux contrôlaient la balle, mais les passes vers les avant-centres étaient souvent interceptées. Face à une défense coriace, la meilleure solution consiste à tirer de loin, depuis les 25 ou 30 mètres. Pendant tout le match, mes co-équipiers ont réalisé 25 tirs cadrés, et c’est le dernier qui nous a donné la victoire. C’est mon meilleur match, parce que je ressentais ce jour-là une fierté collective.