Quand la pollution devient un facteur dérangeant - Bruce Tadaka
Bruce Tadaka

Vétérinaire de formation, je n'ai que deux ennemis : la surconsommation et la bêtise humaine. Ami de la nature et adepte du grand air, je suis un communicateur naturel. Je suis dynamique et ouvert d'esprit, je laisse ici vagabonder mes pensées, mes opinions, mes expériences ou le résultat de mes réflexions au gré des jours.

Quand la pollution devient un facteur dérangeant

Quand la pollution devient un facteur dérangeant - Bruce Tadaka

Un jour, j’arrivais très tôt chez mes parents. Ma laveuse était été en panne depuis plusieurs jours, et j’avais un gros sac de linge à faire laver. Je rentrais au moment où ils commençaient à prendre leur déjeuner. Comme d’habitude, mon père lisait son journal, et ma mère regardait déjà la télé. Elle avait toujours cette manie de regarder la météo sur plusieurs chaînes, comme si celle-ci pouvait changer d’un simple coup de zapette. Je lui demandais de m’appeler, juste au moment où l’on parlait de la qualité de l air. C’était une journée qui s’annonçait plutôt chaude, et qui promettait quelques difficultés de respiration aux personnes âgées. Il y avait aussi des bébés pour qui il fallait faire particulièrement attention. Comme ma mère avait l’habitude depuis sa retraite, de ne faire qu’une seule sortie par jour, qui était d’aller faire quelques courses dans un Walmart pas très loin de chez eux, je pensais qu’il n’y avait aucune raison de s’inquiéter. Elle faisait cela habituellement, en un peu plus d’une demi-heure pour y aller et revenir.

Je commençais tout juste à étendre ma première fournée de linge, lorsqu’elle partait. J’avais largement fini de tout plier lorsque je me rendais compte qu’elle n’était toujours pas rentrée. Je trouvais mon père avec le visage inquiet debout devant la fenêtre à essayer de guetter son retour. Je partais au-devant pour voir ce qu’il en était. Lorsque j’arrivais près de la grande surface, je ne la voyais pas. Je rentrais à l’intérieur et faisais tout le tour du magasin pour l’apercevoir. Je ne la trouvais pas non plus. Je demandais à l’accueil de faire un appel au micro. 10 minutes plus tard, il n’y avait toujours rien. Une des jeunes filles de l’accueil me demandait si je recherchais une dame âgée. Je répondais par l’affirmative. Elle m’indiqua qu’une dame avait eu un malaise à cause de la chaleur et qu’elle avait du mal à respirer. Comme elle n’arrivait pas à dire son nom, ils avaient appelé une ambulance. Elle avait été envoyée dans un hôpital pas très loin d’ici. Je demandais à appeler un taxi pour y aller au plus vite. Lorsque j’arrivais, elle était encore aux urgences. J’apprenais ce jour-là qu’elle allait avoir besoin d’une machine pour l’aider à respirer, car elle avait une déficience pulmonaire et que la pollution avait tendance à augmenter le phénomène. Comme le médecin me disait qu’elle pouvait retourner le jour même à la maison, j’appelais mon père simplement pour lui dire que je l’avais retrouvé et que nous rentrions ensemble. Je n’avais pas besoin d’avoir mes deux parents malades sur les bras.