Un voyage tant attendu - Bruce Tadaka
Bruce Tadaka

Vétérinaire de formation, je n'ai que deux ennemis : la surconsommation et la bêtise humaine. Ami de la nature et adepte du grand air, je suis un communicateur naturel. Je suis dynamique et ouvert d'esprit, je laisse ici vagabonder mes pensées, mes opinions, mes expériences ou le résultat de mes réflexions au gré des jours.

Un voyage tant attendu

Un voyage tant attendu - Bruce Tadaka

J’avais toujours rêvé de partir en voyage dans un pays chaud, au bord de la mer, avec des cocotiers et des perroquets. C’est peut-être un cliché, mais je suis sûr que vous aussi, avez déjà songé à ces plages de carte postale. C’était un soir, je regardais un documentaire sur l’Inde. Les paysages qui nourrissaient mes rêveries s’étalaient devant moi. Toute la nuit, je repensais à ce que j’avais vu. Le lendemain, j’ai vite fait regardé sur Internet, déposé mes vacances, acheté un maillot de bain, pris deux chemises à manches courtes et un short. Mon sac était prêt et je partais le lendemain pour Goa, un État de l’Inde au bord de la mer Arabique. D’après le guide que j’avais acheté avant mon départ, des hôtels, des restaurants, et des boîtes de nuit m’accueilleraient avec une grande convivialité dans un paysage tropical.

Le voyage en avion se passa bien. J’étais ravi. Enthousiaste, j’essayais de parler avec mon voisin pour savoir où il allait. Un turban couvrait ses cheveux. Il m’expliqua qu’il était sikh, une religion très ancienne de l’Inde. Sa destination finale était Pondichéry. Notre conversation s’engagea sur les petits tracas de la vie quotidienne, il me montra ses jambes, et m’expliqua qu’il avait été soigné pour ses varices laser. Les hôpitaux indiens étaient performants, il avait été soigné avec beaucoup d’attention.

L’attente dans l’aéroport fut longue, la longueur des formalités administratives indiennes me rebuta, je le reconnais. J’avais hâte d’arriver et de boire une noix de coco, percée d’une paille, sur une de ces merveilleuses plages dont l’image ne me quittait pas. Je me demandais si j’allais être déçu, mes attentes étaient si fortes, serais-je satisfait ?

J’étais arrivé en fin de journée. La ville fourmillait de monde, qui se pressaient dans tous les sens, traversaient quand bon leur semblait, attrapaient le bus au passage, le conducteur ralentissant pour les prendre, mais ne s’arrêtant pas. Sorti du milieu urbain, je découvrais des routes bordées de bananiers, de maisons basses aux toits de tuiles rouges et aux murs blancs chaulés.

Le taxi me déposa devant un hôtel familial. Le sourire accueillant de la patronne, la chambre propre, la proximité de la plage, tout concourait pour que mon bonheur soit parfait ; je n’avais pas encore vu le reste.

La plage, justement, si attendue, si magnifique, avec ce coucher de soleil orange qui colore la mer et le sable. Je me posais, heureux. J’avais trouvé ma place dans ce monde.